Il y a deux mois, j'ai eu 35 ans...

Il y a deux mois, j'ai donné naissance à Sasha...

Tout n'était qu'insouscience, rires et sourires dans cette nouvelle vie à 5

J'ai été absente 15 jours, il y avait une raison... 

Il y a d'abord eu le jour où tout est arrivé - THE D-DAY - celui où tout bascule avec :

  • un départ seule, zen, en métro, un matin tôt (sans voir les enfants en partant car ils dorment) pour un simple contrôle scanner à l'hosto suite à des migraines extrêmement violentes (2 après le coup de l'aéroport)
  • puis les urgences où tout s'accélère avec les examens aux noms qui effraient et le dialogue avec mon chéri au coup par coup par SMS : scanner, IRM, re-scanner avec injection, ponction lombaire, doppler cérébral et autres joyeusetés aux noms curieux....
                                                                                        ET
  • LA toute petite phrase libérée "Madame, nous allons vous garder au moins 10 jours en soins intensifs en neurologie"
  • arrivent alors en bloc tous les scénarios possibles : AVC, tumeur, hémorragie cérébrale... avec les conséquences qui vont avec "je vais finir légume","je ne serrerai plus mes enfants dans mes bras", "je vais peut être mourir", "je ne reverrai plus mon chéri, ma famille, mes amis"
  • Enfin, un diagnostic, après, trop longtemps après! Quand les résultats tombent (ça m'a rappelé les résultats du bac et des concours...J'ai un peu rajeuni au moins!), des mots simples (c'est à dire que je comprends chaque mot pris séparément!)  mais auxquels je ne comprends rien : un diagnostic médical!

                                    Syndrôme vasoconstricteur cérébral réversible associé à des dissections des artères vertébrales et carotides

A ce moment là, je ne sais pas ce que ça implique sur ma vie future, ni s'il y en a vraiment une d'ailleurs...
Je vous passerai les détails de la vie à l'hôpital en soins intensifs puis en chambre commune, les interrogations,les pleurs, le manque de mes grands enfants et de mon bébé par ailleurs sevré brutalement de sa maman et de l'allaitement.

Me voici rentrée dans mon "sweet home", je n'ai pas de "séquelles visibles" mais c'est le début d'une longues séries d'examens de surveillances car tout n'est malheureusement pas réglé.

J'avais ce besoin d'écrire et donc de partager ici cette mauvaise expérience pour exorciser mais aussi pour vous alerter :

Bon sang, on ne le dit pas assez mais "aux oubliettes les petites tracasseries du quotidien", "câlinez, dîtes et montrez votre amour à ceux qui vous sont chers"

Je voulais vous remercier aussi car grâce à nombre de vos blogs, mes soirées à l'hôpital furent moins longues !

Je me fais un point d'honneur à remettre de la joie dans mes prochain billets ou bien, si je n'y arrive pas, je fermerai ce blog!

Une nouvelle vie commence pour moi aujourd'hui et je compte bien profiter au maximum de chaque petit bonheur